Quelques jours avant le week-end ponté-prolongé de l’Ascension, je reçois des messages me demandant : “Y a 100 m de corde au local ??”, “Y a quoi comme cordes ?¿”. Pas facile d’avoir un bon suivi, mais j’ai bien souvenir d’un tas de cordes sales ressorties de la Pleine-Lune au local, et de quelques pauvres 20 m qui se cachent, mais pas assez pour tout le monde.

Une fois de plus, nous nous retrouvons dans cette merveilleuse cabane au pied du lapiaz et sur/dans celui-ci – ou inversement.
Cette année, le gouffre Cadeau attisait tous nos espoirs, mais nous réservait une méchante surprise: la bâche ayant été laissée – tout exprès – un peu ouverte pour évaluer la faisabilité d’une expé hivernale (cf. article de mars dernier), une quantité impressionnante de neige a été avalée par le gouffre.

Pour ne pas trop souffrir de mon désir impossible de revanche, j’ai donc fait de même sur ce pauvre Philip à qui j’ai quand même pris la peine de conseiller : “Don’t speak and close your eyes”. À quoi il répondit : “That’s what she said ! No… wait…”, avant d’être enterré sous la poussière.

Ce dimanche 19 mai nous a enfin vus dans de bonnes conditions pour nous relancer à la découverte de la suite de la grotte des Rutelins!
Nous avions exploré un belle galerie remontant derrière le siphon de la cathédrale au début de l’hiver. Entre temps Nicola Boisard a mené une incursion en solo et a pu franchir le lac siphonnant “Azimut” et reconnaître une belle galerie et découvrir un nouveau siphon.